Les Réflexions
de Will
Là où le regard ralentit
Ces réflexions naissent du silence et du mouvement du quotidien. Des instants simples où le regard se pose autrement, là où tout ralentit.
Des pensées traversées en marchant, en observant, sans chercher à expliquer — seulement à témoigner.
Ici, les mots suivent le rythme de la vie, sincères et essentiels.
Poème & contemplation
Toi, Olivier
Toi Olivier qui m’est si familier
Olivier, noué, tordu, torturé
Ta forme et tes crevasses font ta beauté
Tu murmures aux souffles du vent
Enraciné depuis la nuit des temps
Ton écorce grise, tes rameaux argentés
Suspendus à tes branches, ces petites boules tant appréciés
Je les contemple, j’en suis friand
Et je patiente, tu prends ton temps
Olivier, noué, tordu, torturé
Miroir de mon intimité
Tu es fort et résistant
Sur cette terre, tu célèbres tes 1000 ans
Je te touche, je te sens
Je t’enlace tendrement
Olivier tu me guéris, je m’ancre dans le présent
Tu es mon ami, mon confident.
Une vie de voyage, de rupture et de lenteur
Une réflexion vécue sur le voyage, l’identité, la perte et le ralentissement
Moi, c’est William, né de la rencontre improbable entre un père d’origine indienne, né en Indochine, et une mère bretonne de pure souche.
Ma famille paternelle a traversé la chute des colonies, fuyant d’abord l’Indochine puis l’Algérie avant de trouver refuge en France, à Marseille. Cette odyssée a inscrit en moi le goût du voyage, mais plus profondément encore, le désir d’aventure.
Mon père étant militaire, nous partons régulièrement vivre à l’étranger pendant plusieurs années. Je découvre la Guyane à l’âge de trois ans, puis la Guadeloupe et la Côte d’Ivoire. Ces voyages ouvrent mon regard sur les couleurs du monde et m’enseignent très tôt l’adaptabilité.
“Ces voyages ouvrent mon regard sur les couleurs du monde…”
Mais les départs et les adieux restent douloureux. Pour me protéger, j’apprends peu à peu à ne plus m’attacher.
Élevé dans un cocon familial mêlé de brutalité et d’interdits, mon enfance et mon adolescence sont chaotiques, traversées parfois par des idées noires. À seize ans, je trouve une échappatoire à cette dynamique en m’engageant dans une carrière militaire.
L’adolescent que je suis peine à trouver sa place dans cet univers dur, rigoureux, régi par une discipline exigeante. Pourtant, j’irai au bout de mes huit années de contrat dans l’armée. Après un passage dans le milieu de la mode, je quitte finalement tout pour partir voyager.
C’est là que quelque chose commence à changer.
J’apprends à ralentir, à perdre du temps, à observer. Mais le bouleversement le plus profond survient lors de mon passage en Inde, où je me reconnecte à mes racines.
“…je me sens perdu dans l’agitation qui m’entoure…”
Je reviens en France transformé. Mes proches s’interrogent sur ce changement de personnalité. Moi-même, je me sens perdu dans l’agitation qui m’entoure et ne ressens qu’un seul appel : repartir.
C’est donc en Inde que je retourne, pour une immersion dans le yoga, la méditation et la spiritualité.
Voilà maintenant quatorze ans que j’ai ralenti le rythme de ma vie afin de me consacrer davantage au moment présent et de donner du sens à ce que je fais.
Je rencontre Thuy en 2017 lors d’un voyage en Espagne, alors que je suis encore fragilisé par la rupture d’une relation de quinze années. Elle vit à New York pendant que j’entame des démarches pour m’installer en Andalousie avec un projet de glaces artisanales. Une relation à distance débute alors. Après six mois, elle me pousse à tout abandonner pour la rejoindre et commencer cette aventure ensemble.
“Notre rythme de vie a toujours été atypique.”
Tout s’enchaîne rapidement : un mariage à New York, de longues périodes passées à voyager ensemble, puis de longues séparations. Notre rythme de vie a toujours été atypique.
C’est aussi à cette période que je fais la connaissance de son meilleur ami et ancien compagnon, Antoine. Durant six années, il traverse nos vies comme un compagnon de route, apparaissant au fil de nos voyages.
Puis vient son tragique suicide.
Sa mort me laisse face à un vide abyssal et soulève en moi d’immenses questionnements sur la dépression, le mal-être, la solitude intérieure et cette souffrance silencieuse qui peut conduire à une décision aussi brutale. Ce jour-là, j’ai perdu un ami, un frère, une âme fragile et généreuse.
Un compagnon de voyage que je n’ai pas su sauver malgré la place immense qu’il occupait dans ma vie.
Un Soleil S’éteint, Un Ciel S’illumine
Entre ciel, silence et lumière
Cet astre doré, rythme nos journées, hiver comme été.
Il cadence les saisons, s’efface dans l’horizon, et nous contemplons.
Un ciel bleu, un ciel en feu, nous voilà heureux.
Quand il s’en va, l’obscurité est là, nous pleurons de joie.
Soudain surgit, dans la nuit, des milliards de galaxies.
Des milliers d’étoiles, des milliers de vies.
Quand le soleil s’éteint, il fait place à la nuit.
Les Portes Sont Des Portraits
Une invitation à regarder autrement ce qui nous entoure
Les Portes Sont Des Portraits
Derrière ces façades décrépi, ces murs jaunis, ces couleurs ternies se jouent la comédie de la vie.
Entre romance et tragédie, entre naissance et mort. Elles sont le cadre à la toile de notre existence.
Leur beauté imparfaite nous incite à nous arrêter, à contempler, à admirer.
Elles reflètent notre monde imaginaire et créatif, nos pensées, nos qualités et nos défauts qui font notre humanité.
Symbole d’espoir, d’ouverture, de transformation et d’inconnus qui jalonnent notre existence.
Ces images capturées nous incitent à ralentir, à changer de rythme pour apprécier la beauté qui nous entoure.
Continuer le voyage
Si ces réflexions résonnent en vous, vous pourriez apprécier nos rencontres à La Vie En Slow — des espaces de repos, de présence et de manières plus lentes d’être.